AIDE DE JEU STAR WARS:

 

 

L’ETOILE DECHUE

club privé

 

 

"...J'y avais été pour un rendez-vous. La navette, un simple transporteur léger escorté visiblement par deux bon vieux Z-95, était venue nous chercher sur la planète dans un endroit assez désertique. Après moult précautions; inspections des alentours, vérifications d'identités, vérifications vocales, passages au détecteur de métaux... On nous fit pénétrer dans le transporteur léger dont l'aménagement intérieur me parut immensément luxueux. Toutefois, les panneaux métalliques des hublots demeuraient hermétiquement clos. Cela faisait partie des précautions, ce genre d'établissement n'était pas toléré par l'empire et il valait mieux pour les tenanciers que sa position nous reste cachée.

On nous servit à boire, et après quelques dizaines de minutes, ils ouvrirent les panneaux métalliques des hublots. Là, nous découvrîmes au milieu de l'espace un énorme bout de carcasse grise d'un quelconque vaisseau spatiale échoué. C'était donc ça leur fameuse boîte à la mode qui attirait toute la jet set du secteur? Des points lumineux montraient que certaines parties étaient habitées et pressurisées. Mais c'est quand le vaisseau entama son approche en contournant la structure pour atteindre l'entrée d'un pont-hangar encore en service que je reconnus l'engin. Je l'avais vu dans un de ces holodisques de propagande que l'Alliance éparpillait sous le manteau. Les holodisques montraient un gigantesque vaisseau, gros comme une planète et que l'Alliance faisait sauter: l’Étoile de la Mort. J'avais devant les yeux un morceau de cette ex-machine de guerre, qui avait été éjectée là par hasard et qui avait été reconvertie en usine à plaisir. C'était devenu L'Etoile Déchue, club privé.

Dans ce morceau de la croûte de l'Etoile était commercialisé toutes les animations ou substances possibles et imaginables. Toutes les vertus, mais aussi les vices y étaient représentés. Après qu'un couloir escamotable étanche nous permette de sortir du vaisseau, nous étions en mesure de circuler où bon nous semblait dans toute la zone pressurisée de l'Etoile où la pesanteur avait été rétablie. Et c'est avec une incommensurable fascination que je découvris toutes les merveilles que cachait cette carcasse de métal gris.

Aux aléas des couloirs on peut tomber sur n'importe quelle découverte. Même s’il ne s'agit que d'une infime partie du planétoïde artificiel d'origine, ce complexe est devenu une véritable petite ville. D'anciens dortoirs ont été transformés en salles de massages et en saunas. Les salles d'entraînement sont restées comme telles. Toutefois, l'ancien matériel a sûrement laissé place à un matériel plus neuf et plus moderne. Une des salles d'entraînement à tout de même été refaite; des gradins y ont été montés et des combats de droïds ou de personnes y sont organisés comme de vrais tournois de gladiateurs. A ce sujet, un puits entouré d'anciennes batteries de turbo-ascenseurs a été réhabilité pour des courses de fonceurs. Ces courses sont parfois meurtrières car le puits est un peu petit, mais elles sont suivies avec assiduité par toute sorte de parieurs. D'ailleurs, pour tous les Joueurs, les couloirs sont parsemés de machines à sous et une grande salle a été aménagée en salon de jeux. Cette salle accueille toute sorte de jeux d'argent, du plus rustique au plus compliqué. A côté de celle-ci, plusieurs salles de bal ont été disposées. On y passe un type de musique par salle, de manière à satisfaire le plus de monde possible.

D'anciens réfectoires ou mess sont devenus des restaurants luxueux servis par des droïds ou, parfois des serviteurs humains (oui, humains!). La décoration très stylée varie en fonction des types de nourriture servie. Il y en a pour tous les goûts, pour toutes les races. Les mets y sont bien sûr très raffinés. Dans certains des spectacles et des strip-teases sont proposés. D'ailleurs, les services "érotiques" ne s'arrêtent pas là, car il est toujours possible d'emmener une des charmantes hôtesses dans une des chambres luxueuses disponibles à la réception. Ces chambres sont mis à la disposition des clients qui désirent rester plusieurs jours dans le complexe. Ce sont d'anciens quartiers d'officiers qui ont été transformés en chambres et suites luxueuses.

Le complexe paraît plus grand à l’intérieur qu’à l’extérieur et peut abriter jusqu’à 500 clients en haute-saison..."

Extraits de Mon passé de contrebandier,

par Erzan Gailurant.


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